me revoilà 'un peu' posée (pour quelques jours quoi!),
avec du temps et du wifi.
Quel WE mes amis!
L'idée générale était de descendre en Casamance, la région la plus au sud du pays, juste au-dessus de la Guinée et de la Guinée-Bissau, pour assister ce dimanche 4 mai 2008 à la Déclaration d'Abandon de l'Excision et des Mariages Précoces et Forcés du village de Diégoune, associé dans l'engagement à 90 communautés Diola-Fogni du Département de Bignona.
On s'est donc décidés à prendre le bateau pour descendre depuis Dakar le vendredi soir. C'était ça ou 8 à 9 heures (dans le meilleur des cas) coincés dans un 7places sur des routes pas top et traverser la Gambie et galérer avec les douaniers gambiens qui sont, paraît-il, peu commodes avec les ressortissants français. (ne me demandez pas pourquoi, je n'en ai même pas une vague idée).
Comme la Casamance est une région un peu "chaude" du fait de la présence de rebelles et de pirates de la route, moult gens m'ont déconseillé la voie terrestre.
Sénégal: Insécurité en Casamance
16 personnes se font couper une oreille
La région de Ziguinchor renoue encore avec la violence. Hier, mercredi 7 mai, 16 personnes ont été violentées par des éléments armés supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) au moment où ils ramassaient des noix de cajou dans la forêt entre le village de Temp et de Niaféna. La bande de malfrats après avoir dépouillé les paisibles cueilleurs surpris et désarmés de tous leurs biens portables, argent, bijoux, leur ont coupé une oreille comme si elle entendait ainsi les punir et envoyer un message. A qui ? Pourquoi ? Le crime en tous les cas s'est passé entre 12h et 13h, a soutenu une des victimes.
Les 16 personnes ont été admises aux urgences de l'hôpital régional pour les premiers soins. Les frais d'ordonnances ont été à la charge des parents des blessés qui ont regretté l'absence de réaction des autorités.
Les victimes sont persuadées qu'elles ont eu affaire aux maquisards du Mfdc. Selon elles, le messager de leurs agresseurs le confirme : « la nourriture ne se trouve pas dans la brousse mais dans les maisons ».
La lâche agression aux allures punitives d'hier s'ajoute à une recrudescence de l'insécurité qui fait que les populations sont de plus en plus désemparées. Elles se sentent de plus en plus menacées et ne savent plus où tirer les ressources pour nourrir leurs familles. "Nous n'avons que la terre. Avec ce qui vient de se passer, je ne pense pas que nous aurons le courage de repartir dans ce milieu" a déclaré M.Dramé, un habitant de Ziguinchor choqué par le drame. Lui et tous ses compatriotes de la région attendent une aide de l'Etat pour sortir de cette crise.
Source: Sud Quotidien (Dakar)
Par Denise D.Zarour
Publié le 8 Mai 2008
Bref, petite équipée fort sympathique de 6 personnes:
Cathi l'américaine, Adrianna l'argentine, Emilio de Porto Rico,
Graham le british, Guillaume le bordelais & moi-même.
Petite attente au port, où nous devions retrouver Issa, notre superviseur au bureau de Dakar, chargé de nous remettre les téléphones portables, le Blueberry, les cartes sim et le budget de la mission "SMS project". Folklo, la transaction!
petit "café Touba" pour l'attente...
vous admirerez, au détour, les jolies poussettes à café
après un certain temps au Sénégal, on se rend compte qu'il y a
deux choses que l'on apprend malgré soi et par la force des choses:
1) on apprend à transpirer
2) on apprend à attendre
OUI MAIS tout cela dans la joie et la bonne humeur!les vendeurs de recharges téléphoniques d'une marque colorée..
on les croise partout dans les rues ou encore à slalomer entre les voitures dans les embouteillages ou aux feux rouges
Les réseaux de téléphonie mobile explosent dans les pays en voie de développement ou émergents. Des systèmes de crédits prépayés, de recharges et de puces peu chères ont considérablement favorisé l'expansion du téléphone mobile.
"Pour avoir une idée de la rapidité avec laquelle le téléphone mobile s'est imposé sur le marché mondial, il suffit de s'intéresser aux chiffres des ventes.
Selon des statistiques réalisées par la banque de données commerciales Wireless Intelligence, il a fallu près de 20 ans pour atteindre le premier milliard d'appareils vendus à travers le monde. Le second milliard s'est vendu en 4 ans, le troisième en 2 ans seulement. 80% de la population mondiale vit désormais dans une zone couverte par du réseau, ce qui est le double du pourcentage relevé en 2000.
Les données communiquées par l'Union Internationale des Télécommunications montrent qu'à la fin de l'année 2006, 68% des souscriptions mobiles se localisaient dans les pays en voie de développement. En Afrique par exemple, on relevait environ 500.000 téléphones (mobiles et fixes confondus) en 2000. Aujourd'hui, on en compte plus de 30 millions, dont la plupart sont des mobiles. De fait, de plus en plus de pays semblent abandonner les opérateurs téléphoniques d'état. Contrairement aux lignes fixes, qui reviennent cher à l'installation et à l'entretien et qui, par ailleurs, imposent aux clients d'être en mesure de fournir une adresse permanente et de payer une facture mensuelle [...], le téléphone mobile est plus équitable, du moins jusqu'à un certain point."
Source: Can the Cellphone Help End Global Poverty?
Selling to the Other Three Billion.
Par Sara CORBETT
Publié le 13 avril 2008
dans le New York Times
Puis est venue l'heure d'embarquer. Après avoir traversé une pléthore de contrôles de passeports, nous nous sommes dirigés
vers le bateau (à vrai dire, un mini-bus nous a fait parcourir les 102 mètres qui nous séparaient de l'appareil!
mesure de sécurité ou excès de zèle?!).
Bateau à la vue duquel s'est exclamée Cathi: "Oh, what a sexy boat!"
En effet, il était sexy, le boat.
et c'était parti mon kiki!
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